Le « chapa »: le transport local mozambicain

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Au Mozambique prendre un « chapa » pour se rendre d’un point A à un point B est une expérience inoubliable. On dit souvent de manière assez simpliste qu’on ne connait pas vraiment un pays si on ne voyage pas avec ses transports en commun. Et bien ici c’est encore plus vrai qu’ailleurs! Mises à part quelques lignes de trains très parsemées dans le pays, le chapa reste le plus utilisé par les locaux. Il désigne à la fois un mini-van d’une quinzaine de places, un mini-bus d’une trentaine de places, un pick-up ou un camion à plateau. En fait c’est le même principe que nos lignes de bus occidentales à la seul différence que les horaires peuvent être assez fluctuants et que la vie à l’intérieur peut déborder au sens propre comme au figuré. La seule certitude, c’est le point de départ et d’arrivée, et encore parfois il réserve des surprises.

IMG_0981Chaque chapa est mené par une équipe de deux: son conducteur et son rabatteur. Ce dernier installé à l’arrière, ouvre et ferme les portes, s’occupe des bagages, encaisse le paiement, crie à tue-tête à travers la fenêtre la destination et surtout se démène pour remplir au maximum le véhicule parfois jusqu’à la limite du physique. Il nous demanderait de nous assoir sur les genoux de notre voisin si c’était possible.

En effet, lorsque vous pensez attendre le prochain bus car à l’ouverture des portes personne ne descend et vous estimez que vous ne passerez pas avec votre sac sans importuner quelques passagers et bien je vous assure qu’après un passage dans un chapa de ville vous n’hésiterez plus à monter. La seule limite c’est d’arriver à fermer la porte. « Ha ! Qu’est-ce qu’on est serré, au fond de cette boite… »

Il ne démarre que lorsqu’il n’y a plus un centimètre carré de disponible.

Quand vous vous sentez collés les uns aux autres dans un RER bondé aux heures de pointe vous avez toujours plus d’espace que dans un chapa camion pour les longues distances, où femmes enfants, chèvres, poulets, sacs de riz, maniocs, papayes, salades, bouteilles consignées mais encore charbon, bois, moto et tant d’autres bagages personnels sont entassés avec une organisation mozambicaine parfois insolite.

  1. Philou

    Les transports locaux sont vraiment le meilleur moyen de découvrir et de comprendre le pays et laissent souvent des souvenirs impérissables..

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