La panne

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Les Royal Enfield et d’autant plus les vieux modèles sont comme des motos de collections, ça
demande un entretien plus régulier et comme disait très justement un boulanger français installé en Inde et aficionados des belles bécanes: « si tu leur demandes ce qu’elles peuvent te donner, alors elles t’amèneront où tu veux ».
Notre belle moto nous aura apporté seulement 2 imprévus, qui font de belles histoires. La première panne a eu lieu à la sortie d’une voie rapide dans la banlieue de Vadodera. Nous voyant nous essouffler sur le kick, un passant nous indique un mécanicien à 50m. Quelle chance! En Inde, on ne prend pas RDV pour faire réparer sa moto. Premier arrivé, premier servi. Mais l’hospitalité indienne nous fait passer devant les autres. Pendant que le mécano se pose sur la moto un, deux puis 5 curieux entourent petit à petit le bijou et y vont de leur petite analyse sur l’origine de la panne. Cette moto est la fierté de leur pays. Nous avons donc confiance. Nous affairant presque 2 heures sur le carburateur, la bougie et la batterie, le mécanicien aidé d’un ami venu exprès pour nous réussissent à la redémarrer. Tous contents nous fêtons ça en buvant un bon chai (on est en Inde, faut pas déconner non plus) et le mécano nous confie: elle démarre, c’est déjà ça, mais je n’ai rien réparé, je ne sais pas ce qu’elle a. Bon nous voilà prévenus. A peine avons-nous roulé 2 km que le moteur broute et s’éteint. Soline reste près de la moto, je retourne chez le mécanicien à pied. Avouant sa défaite mais toujours prêt à nous aider, le mécano pousse la moto avec le pied depuis la sienne pour nous conduire chez LE spécialiste de la Royal Enfield. Arrivant à l’heure du déjeuner sur ce qui ressemble à un terrain vague avec juste une petite cabane en tôle rouillée de garagiste, deux anciens nous disent qu’il ne devrait pas tarder. En voyage, on ne compte pas ses heures, c’est le luxe de l’itinérant. Seul un vieux morceau de carton plein d’huile sur lequel nous lisons encore l’enseigne Royal Enfield nous laisse songer que nous avons cette fois plus de chance. Là encore une foule de curieux petits et grands, jeunes et plus sages s’empressent d’observer les gestes de l’expert.
Après trois belles et chaudes heures, bien installés à l’ombre d’un grand arbre, observant le mécanicien examiner et démonter la moto, la panne est élucidée. Une vis mal remontée par le premier mécano était coincée dans le carburateur.

En discutant avec lui et son ami venu faire avec plaisir la traduction nous apprenons que son père a été mécanicien pendant 45 ans à l’usine Royal Enfield. Tout s’explique!

N’ayant plus beaucoup d’argent sur nous, en lui demandant ce que nous lui devons, il nous annonce à notre grande surprise que nous ne lui devons rien et insiste pour nous offrir le thé. Tout cela ne nous aura rien coûté, juste des sourires, quelques photos et la promesse de revenir un jour pour parcourir ensemble en Royal Enfield la route la plus haute du monde dans l’Himalaya. Christophe se fait une joie de tenir cette promesse !!

 

2 Responses

  1. Kirchhoff Dominique

    salut les baroudeurs
    On vient de recevoir l’adresse de votre blog
    Wouhaou superbes photos et aventure

  2. Mamoun Euzet

    Je sens à travers ce récit une belle histoire d’amour entre cette Royal Enfield et vous deux. Excellent lien social !!!

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